Quelle classe pour ce couteau réalisé par Zhigzhit Bayashkalanov, à l'occasion du salon COUTELLIA 2017 !

Encore plus beau sur son socle artistique .

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Grand modèle de Laguiole 14cm fermé) réalisé par Angel NAVARRO en 1991 ( un an avant sa disparition).

manche ivoire / lame hispanisante / technique des platines retournées !

Dernière mise à jour

13/09/ 2017

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Le Premier Couteau

Premier couteau de l’humanité 

LE COUTEAU de GEBEL-EL-ARAK

Certes, les hommes préhistoriques ont depuis les premiers temps de l’humanité réalisé des outils coupants indispensables à la chasse qui les nourrissait, comme à bien des gestes de leur vie quotidienne. Et la forme de leurs couteaux s’est peu à peu affinée ; tandis que leur technique progressait également, notamment avec l’adoption de celle de l’emmanchement.

Mais c’est vraiment avec les poignards dits « gerzéens » de la période prédynastique égyptienne que les réalisations posent déjà les bases de structure, de rapport lame/manche, et même d’esthétique de ce que seront, des millénaires plus tard, les couteaux fixes de l’ère historique.

Le couteau de GEBEL-EL-ARAK est sans conteste le plus abouti d’entre eux.

Découvert en 3300 av JC, il comporte une lame en silex taillé, et un manche fait d’ivoire d’hippopotame, animal très présent dans le Nil. Il mesure environ 25cm, dont 16cm de lame, et 9cm de manche.

LA LAME est issue d’une technique élaborée, appelée « ripple flake », qui consiste à polir d’abord la lame ; puis lui donner tranchant et esthétique, en faisant sauter des éclats fins et parallèles ensuite. Cette technique raffinée ne semble avoir été utilisée que pendant la courte période de 3500 à 3200 ans av JC ; vraisemblablement abandonnée ensuite en raison de sa complexité.

LE MANCHE d’ivoire gravé nous apporte de nombreux renseignements sur la vie de l’époque. Il sanctifie tout d’abord les 2 usages reconnus du couteau : LA CHASSE, sur la face gauche, et LE COMBAT sur la face droite.

Sur la scène de chasse, on voit le chasseur en situation privilégiée de « Maitre de la Chasse », dominant symboliquement le roi des animaux de la steppe – et le plus dangereux, le Lion. Par opposition aux animaux sauvages, le tableau met en scène les animaux domestiqués (le chien avec son collier) et les animaux élevés (Les chèvres).

Côté scène de Guerre, on peut retrouver les 2 types de combats pouvant se dérouler à cette époque : les combats sur mer (avec des navires de conception diverse) et les combats sur terre ; avec la représentation d’une partie des armes de l’époque : massues, gourdins, couteaux . . . il y manque les arcs et les sagaies.

On pense que son auteur a pu s’inspirer des peintures murales d’Hiérakonpolis, dont les thèmes sont extrêmement similaires. Cette théorie renforce la situation du couteau de Gebel-El-Arak comme maillon intermédiaire de la transition, en Egypte, entre la période préhistorique et la période dynastique.

Ce couteau est actuellement conservé à Paris, dans les collections du Département des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre.