Couteau COGNET à lame serpette - Marquage AU LIEVRE

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Grand modèle de Laguiole 14cm fermé) réalisé par Angel NAVARRO en 1991. manche ivoire / lame hispanisante / technique des platines retournées !

Dernière mise à jour

30/06/ 2017

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Parmi les insertions récentes :

Le CANIF-REVOLVER (couteaux dédiés / couteaux curieux) 1921

La coutellerie de Chatellerault en 1910 ( par Camille PAGÉ)  / Autour du couteau / villes coutelières

catalogue WESTENHOLM 1930 marque I*XL et couteaux Barlow

Catalogue SHEFFIELD 1816

Catalogue Jacques MONGIN

Couteaux Commémoratis Révolution Française / Historiés

Catalogue PRADEL CHOMETTE

Couteaux Figuratifs : Les ANIMAUX

Le NONTRON / régionaux

catalogue 1991 de la COUTELLERIE NONTRONNAISE

DELAIRE Forges (Couteliers/fabricants/Thiers)

Le chateau du Pirou, par J.Louis GARRET

Les "CHATELLERAULT"

Sous ce titre (en jaune) la plaque d'insculpation des couteliers de Chatellerault

 

 

Voir les sous-chapitres

qui apparaissent sur le bandeau bleu

A GAUCHE

- Seuls ceux suivis d'astérisques ont commencé à être abondés -

Sur cette photo, vous retrouvez les principaux types de couteaux de Châtellerault : En haut, les Poche Pliants; puis, dans l'ordre, les "couteaux-Poignards" , les Louvetiers, les "Ondulés" (considérés souvent comme une variante des couteaux-poignards); et enfin les Solognots.

La renommée des couteaux de Châtellerault a été telle que ces productions ont bien sûr été imitées; et pas seulement en France. C'est pour quoi, hormis pour les collectionneurs "pointus" et exigeants, dire: "C'est un Châtellerault" évoque plus souvent une silhouette ou un type de couteau, assorti d'une belle qualité de finition, qu'une "I.G.P."attestant aussi de sa provenance originelle.

Les quelques exemples illustrant la rubrique vous en fourniront de multiples exemples.

Châtellerault et sa coutellerie

La ville de Châtellerault a une longue tradition coutelière, née dès le 13ème ou 14ème siècle. Il est probable qu'à cette époque sont nés les célèbres couteaux-dagues, universellement connus . . . et imités.

Pour autant, sa vitalité a été mise entre parenthèses jusqu'au milieu du XVIIIème, ou elle a repris une forte activité. D'abord avec une recrudescence des artisans couteliers; notamment des artisans de coutellerie de chasse, avec des productions de haute qualité.. Avant la Révolution Française, donc en fin de 18ème, on compte jusqu'à 1000 couteliers (maitres ou compagnons).

Puis cette activité décroit progressivement du fait de la créations de nouveaux grands axes de circulation, qui ne font plus de Châtellerault l'étape obligée pour les diligences de l'axe Paris-Bordeaux; dont les voyageurs étaient régulièrement "assaillis" par les vendeuses de couteaux; qui non seulement vendaient ainsi une part de la production, mais contribuaient ainsi à propager dans tout le pays et donc à Paris la reconnaissance de qualité des productions locales.

C'est la coutellerie de table, avec des maisons aussi connues que MERMILLIOT ou PAGÉ, que l'activité coutelière continuera, pour une cinquantaine d'années.

Mais ce qui contribuera de manière décisive au déclin de l'activité artisanale sera sans conteste la création de la Manufacture d'Armes de Châtellerault. A l'issue de la défaite de Napoléon Ier devant les armées européennes coalisées, les manufactures traditionnelles - pour l'essentiel situées à l'Est, sont jugées trop près des frontières; et il est décidé de les fermer et de créer une toute nouvelle grande manufacture au sud de la Loire: C'est Châtellerault qui sera finalement retenue. Avec l'apport technique des ouvriers couteliers de l' Est ( notamment Klingenthal et Mutzig ), son niveau de qualité sera suivi d'un niveau jamais atteint sur les quantités. Et c'est plus de 7000 ouvriers qui y travaillent lors de la Première Guerre mondiale de ,14-18; en faisant la manufacture la plus importante d'Europe. Productrice d'armes blanches d'abord (et particulièrement de sabres, comme ses homologues alsaciennes), elle s'orientera, à partir de 1830, vers les armes à feu.

Bien sûr, les couteliers locaux, familiers du travail du métal, y trouveront d'autant plus facilement leur place que les salaires sont bons . . . et beaucoup plus réguliers que dans l'artisanat. De surcroit, la Manufacture propose de services sociaux en avance sur leur temps; par exemple sur les frais médicaux ou l'indemnisation des jours chômés suite à des accidents; et même la perception d'une retraite dès 50 ans, avec 30 années d'activité. De plus, les enfants des ouvriers (dits "les manuchards") ont une priorité pour la formation professionnelle qui est dispensée, donc quasi assurés d'acquérir une haute qualification et de trouver ensuite facilement un emploi.